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Sophrologie et respiration

Dans la médecine orientale traditionnelle comme dans la médecine occidentale classique, avoir une bonne respiration est d’une importance primordiale. Pour la première, c’est la "force de vie" que l’on inspire et que l’on expire, pour la seconde, une bonne respiration permet d’optimiser à la fois l’apport d’oxygène dans le sang et l’évacuation du dioxyde de carbone. Peu de gens respirent correctement (profondément, lentement et calmement) mais il ne tient qu’à nous d’apprendre à bien respirer et d’en faire une habitude.

Le point de vue oriental :
En temps normal, nous respirons sans y penser, c’est un automatisme, qui ne demande aucun contrôle conscient. Cependant, si nous le souhaitons, nous pouvons maîtriser ce processus. Cette possibilité est connue et exploitée par les médecins guérisseurs orientaux depuis la nuit des temps. Ils considèrent qu’une respiration correcte et maîtrisée est vitale pour la santé, car, disent ils, le souffle est le pont qui relie le corps à l’extérieur. Ils croient aussi que le monde, dans sa globalité ( l’ homme y compris), est constitué d’une « force de vie », appelée, selon les systèmes thérapeutiques, « Prana », « Chi », « Qi », ou encore « Ki » : une énergie subtile et invisible, constituée d’ondes et de minuscules particules que non seulement forment le corps, mais peuvent aussi les modifier. Lorsque nous respirons correctement, nous inspirons et expirons cette énergie qui circule librement et entretient la santé physique et mentale. Dans le cas contraire, l’énergie de la vie stagne et la maladie s’insinue. Aujourd’hui encore, la médecine orientale repose sur cette philosophie.

Le point de vue occidental :
En occident, c’est une approche toute différente qui prévaut. Les sages, chamans et sorciers de jadis avaient certainement conscience du rôle de la respiration dans la transe, la résistance physique et la santé, mais leur techniques n’ont pas survécu a l’essor de la médecine classique. Il fallut attendre au milieu du XX ème siècle, où l’on découvrit qu’une respiration correcte est profonde contribuait à combattre le stress pour que les techniques respiratoires reviennent à l’honneur. Si peu de médecins occidentaux croient au principe de la « force de vie », ils admettent volontiers qu’une bonne respiration apaise le corps et l’esprit, tandis qu’un souffle court et rapide accroît les symptômes du stress. En conséquence, de nombreux hôpitaux incluent aujourd’hui les techniques de respiration dans le traitement des problèmes respiratoires, le traitement du stress ou la préparation à l’accouchement.
Le fait que la médecine occidentale et les méthodes thérapeutiques orientales se rejoignent sur ce point (même si le consensus) porte sur des effets d’une bonne respiration plutôt que sur son mécanisme) revêt une signification particulière dans notre monde moderne : en effet, l’air extrêmement pollué des grandes villes en oxygène et en ions négatifs.

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